Julius Evola - La doctrine Aryenne de Lutte et de Victoire


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Julius Evola - La doctrine Aryenne de Lutte et de Victoire

La mentalité courante croit généralement que l’irréalisme verbeux et patriotard d’inspiration romantique ou vitaliste, d’une part, et la rhétorique pacifiste d’inspiration humanitaire, d’autre part, sont des positions irréconciliables et antithétiques. En réalité, le patriote et le défaitiste partagent un même préjugé de fond, typiquement moderne, selon lequel la guerre serait privée de toute signification supérieure, spirituelle ; tous deux la considèrent, en effet, comme un fait matériel brut – une certaine mise en scène idéaliste, ici, ne doit pas induire en erreur –, que le premier justifiera et exaltera comme un épisode utile à la « grandeur de la nation », et que le second condamnera comme une « boucherie inutile ». Ainsi, tandis que certains, sur la base d’un irrationalisme biologisant et vulgaire, exaltaient la guerre comme moyen de défoulement d’instincts subpersonnels, du même point de vue d’autres purent la condamner en tant que facteur de sélection biologique à rebours. Il est évident qu’au-delà de l’appréciation – positive ou négative – portée sur l’expérience guerrière, le jugement moderne sur la guerre est, au fond, toujours le même, puisque celle-ci est assimilée à un conflit bestial. D’ailleurs, il ne saurait en être autrement dans une civilisation qui a ramené l’homme à une simple variété zoologique.

Mais les choses se présentent de manière différente lorsqu’on les envisage à la lumière de la Tradition.

Dans la conception de l’ancien monde aryen, par exemple, la guerre est le symbole, la continuation sensible d’une lutte métaphysique : elle est l’effet d’un affrontement entre les puissances célestes du Kosmos, de la forme, de la lumière, et celles du chaos, de la nature déchaînée, des ténèbres.
Ainsi, en ce qui concerne l’héroïsme, ce qui compte vraiment pour l’homme de la Tradition, ce n’est pas une capacité générique de se lancer dans la lutte, de mépriser le danger, d’affronter la mort, mais le sens en vertu duquel tout cela est accompli ; et le combat revêt, pour un tel homme, la valeur et la dignité d’un rite, d’une « voie », qui conduit, à travers la victoire et la gloire, au dépassement de la condition humaine et à la conquête de l’immortalité.

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