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WAWA CONSPI - The Savoisien

Exegi monumentum aere perennius

Announcement

#1 30-06-2011 11:15:18

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Guest

Bergier Jacques : ses œuvres diverses

Bergier Jacques
Ses œuvres diverses
Jacques Bergier (né : Yakov Mikhailovich Berger (Russian : Яков Михайлович Бéргер))
(Odessa, August 8, 1912 - Paris, November 23, 1978)


Les livres maudits (1971) (1.07 MB)

La guerre secrète du pétrole (2.87 MB)


http://www.youtube.com/watch?v=9wZ8D0jj5rI

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Manuel du parfait saboteur
Un instructeur-saboteur se penche sur son passé

« Vous aurez donc, ma chère amie, passé quelque quarante ans à mes côtés et c'est aujourd'hui seulement, après m'avoir vu corriger un devoir portant sur la Résistance, que vous m'assénez un paquet de questions sur mes missions d'instructeur de sabotage !
Très pertinentes, je le reconnais, vos questions vont à l'essentiel. En tout cas, elles me prouvent que ce devoir sur la Résistance a provoqué votre intérêt plus que mon vain bavardage au lendemain de la Libération.
M'écoutiez-vous donc d'une oreille distraite en surveillant vos confitures, ou alors, Dieu me pardonne ! Un verre de trop à la main, bafouillais-je sans remarquer vos bâillements, ni apprécier votre patience ?
Qu'à cela ne tienne, puisque vous y tenez, reprenons notre affaire, et au diable fausse modestie, pudeur ou susceptibilités.
De quoi s'agissait-il, pour nous saboteurs ? De peu de chose en somme : réduire ou supprimer les productions de matières premières indispensables à l'ennemi pour poursuivre son effort de guerre, immobiliser les usines livrant du matériel aux forces adversaires, détruire ou endommager les installations portuaires, les centres de télécommunications, le réseau ferré, les centrales électriques, empêcher ou retarder le départ de bâtiments de guerre ou de commerce au mouillage dans l'un de nos ports, incendier les dépôts de carburants, faire sauter les dépôts de munitions… Elémentaire…

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Les livres maudits
Des livres au contenu prodigieux ont été systématiquement détruits tout au long de l'Histoire, d'autres ont été rendus inaccessibles au public grâce à des méthodes de chiffrage. C'est le cas du livre de Thoth, des stances de Dzyan, du manuscrit Voynich et d'Excalibur, le livre qui rend fou.

Ils sont successivement étudiés par Jacques Bergier dans cet ouvrage inédit, qui examine également le pourquoi des destructions massives d'ouvrages ésotériques, comme ce fut le cas dans l'incendie de la Bibliothèque d'Alexandrie.
Une conclusion s'impose : il existe une conspiration contre un certain type de savoir, faussement appelé occulte, une conspiration qui couvre tous les pays et se rencontre à toutes les époques.

Qui donc brûle les livres maudits ?

Pour votre gouverne sur The Savoisien et avec l'aide de l'infâme, trois fois maudit chaque jour, Lenculus, vous devriez trouver sur ce site de nombreux ouvrages disparus, ayant eu la chance d'être mis en ligne, pour votre plus grande ignorance.
Car, il ne suffit pas deposséder ces livres, il faut en comprendre le sens et la finalité. Le pouvez-vous ?

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La guerre secrète du pétrole
Le pétrole est le sang de notre civilisation.

Sans pétrole les moteurs s’arrêtent : plus de Défense nationale, plus de T.N.T., plus de napalm, mais également plus de nylon, plus de détergents...
On sait aujourd’hui que la guerre des Six Jours fut largement une guerre du pétrole. On sait moins que la guerre du Viêt-Nam en est une autre. Huit trusts ont su se rendre maîtres des sources pétrolières. Chacun d’eux brasse des milliers de milliards, couvrant le monde entier de tentacules gigantesques. En face, un géant, unique mais impressionnant, l’U.R.S.S., deuxième pays producteur du monde.
La lutte se déroule partout où se trouve un puits de pétrole, partout où il passe, partout où il pourrait jaillir. Enjeu : la liberté et parfois la survie des nations.
De tout cela on ne parle jamais. Les grands maîtres du pétrole préfèrent ne pas dévoiler les mobiles et les moyens de leurs actions.
Dans ce livre, Jacques Bergier et Bernard Thomas font le point sur ces luttes secrètes. Leurs stupéfiantes révélations expliquent le sens caché de bien des événements de portée internationale.

#2 02-07-2011 02:24:40

Lou Som Pau II
Member
Registered: 06-03-2011
Posts: 554

Re: Bergier Jacques : ses œuvres diverses

Revue KADATH

Rencontre avec un magicien, entretien exclusif avec Jacques Bergier

Kadath-05.pdf (1.38 MB)
http://www.histoireebook.com/index.php? … parues-005

« C’était en 1933. Le petit étudiant juif avait un nez pointu, chaussé de lunettes rondes derrière lesquelles brillaient des yeux agiles et froids. Sur son crâne rond se clairsemait déjà une chevelure pareille à un duvet de poussin. Un effroyable accent, aggravé par des hésitations, donnait à ses propos le comique et la confusion d’un barbotage de canards dans une flaque. Quand on le connaissait un peu mieux, on éprouvait l’impression qu’une intelligence boulimique, tendue, sensible, follement rapide, dansait dans ce petit bonhomme malgracieux, plein de malice et d’une puérile maladresse à vivre, comme un gros ballon rouge retenu par un fil au poignet d’un enfant. « Vous voulez donc devenir alchimiste ? », demanda le vénérable professeur à l’étudiant Jacques Bergier. »

C’était en 1973. Attablés dans un snack des Champs-Elysées, nous écoutions Jacques Bergier. Nous avions retrouvé le même personnage décrit affectueusement par Louis Pauwels. Même accent rocailleux, même gentillesse, même regard pétillant d’intelligence. Il avait fait à KADATH un accueil aussi chaleureux qu’inattendu : un homme si occupé, tellement sollicité de partout, allait-il se donner la peine de nous envoyer des encouragements ? Oui, par retour du courrier, il nous disait tout le bien qu’il pensait de notre action, et nous invitait à son bureau. Nous avions beaucoup de questions à poser à Jacques Bergier. Il avait fait, quelques mois auparavant, une intervention très remarquée dans un débat à l’ORTF. Connaissant la différence de méthode qui l’éloigne d’un Robert Charroux ou d’un Erich von Däniken, nous avions entrevu un début d’explication, et nous ne pouvions qu’applaudir. Mais il allait nous en apprendre plus. Car cet homme, lorsqu’il se manifeste en public, a une attitude de prime abord paradoxale. Et c’est souvent à cet aspect que s’arrête le lecteur ou le téléspectateur moyen. Comme pour Salvador Cali, on ne comprend pas et on préfère sourire. Et pourtant...

bergier_juif.png

Ce qui nous avait toujours gênés, c’est que les journalistes ne posaient jamais à Jacques Bergier les questions qui auraient pu résoudre ces apparents paradoxes. On s’arrête à l’aspect insolite, voire folklorique du personnage. Bien sûr, il a sa part de responsabilité. Lorsqu’il se présente, ne vous offre-t-il pas une carte de visite rédigée en ces termes : « Jacques Bergier, amateur d’insolite et scribe des miracles » ? Mais il faut aller au-delà de l’anecdote. Car on ne passe pas sa vie, sans raisons, à se balader aux frontières du fantastique, sans avoir une petite idée derrière la tête, bref sans faire usage d’une méthode. C’est cette méthode que nous voulions lui faire dévoiler, ou du moins en recueillir des bribes. Jacques Bergier s’est ouvert à nous sans la moindre réticence. Plus nous lui posions de questions, plus il nous fournissait d’exemples (avec références précises, il faut le souligner), et plus se dessinait une méthode de prospection.
Elle nous a fascinés, car elle fleure bon l’air pur : Bergier ouvre toutes grandes les fenêtres de l’imagination -- et il en faut actuellement dans le monde étouffant de l’archéologie. Aucune idée n’est assez folle quand il s’agit de tout remettre en question. De cet entretien, nous avons recueilli deux articles. L’un sera l’interview qui suit, avec des éclaircissements et des orientations d’ordre général. L’autre sera un article exclusif, signé Jacques Bergier, que nous vous proposerons dans un prochain KADATH, et où il expose ses vues sur la nécessité des « hypothèses folles » en archéologie, pour en arriver à un début d’explication sur ce qu’il appelle les « intermédiaires ». Nous croyons que c’est la première fois qu’on lira un « ce que je crois » de Jacques Bergier, et c’est pour nous un grand honneur.

Un hebdomadaire de la capitale a parlé, à notre sujet, de « réactivation archéologique ». L’expression ne nous déplaît pas. Mais nous n’en étions pas encore arrivés à ce stade. Maintenant, c’est chose faite. Avec des gens comme Jacques Bergier ou Marcel Homet, il pouvait difficilement en être autrement. Car, jusqu’à présent, nous n’avons fait que vous proposer, « gentiment », quelques éléments d’une remise en question du passé de l’humanité. Nous en tenons encore une masse en réserve. Mais il ne suffit pas d’être approuvé, il faut aussi provoquer des réactions. C’est pourquoi nous allons mettre le doigt sur quelques véritables scandales concernant la vérité historique, scandales qui se portent bien, merci, car les plus luxueux livres d’art en regorgent, tout en les ignorant. Le Professeur Marcel Homet, en butte depuis plus de trente ans aux pontifes assis derrière leurs bureaux, craignait de nous voir nous heurter à des gens comme ceux du Musée de l’Homme. Tant pis pour nous ! Nous avons l’enthousiasme de la jeunesse et l’écoute du public. Peut-être aussi les temps sont-ils mûrs pour nous ? Nous avons été ahuris de découvrir, au fil des longs entretiens que nous avons eus avec Marcel Homet, la trame qui se noue pour reléguer dans l’ombre l’oeuvre de gens considérés par ailleurs comme d’incontestables chercheurs.
Simplement parce que, sur le terrain, leurs fouilles ont mis à jour des pièces qui ébranlent les théories patiemment élaborées sous les voûtes du Palais de Chaillot.
Le Musée de l’Homme est une merveille. On y retrouve, avec un luxe de détails, tous les aspects de l’art humain. Mais quelle indigence dans les explications qu’on vous fournit ! N’y cherchez pas les fresques du Tassili, elles sont camouflées derrière celles de Lascaux. Ne cherchez pas de traces de Glozel, les tablettes sont dans les caves. Ne cherchez pas la magnifique statue ramenée de l’île de Pâques par Alfred Métreaux : les palissades vous guideront de façon à ce que vous ne la voyiez pas, cachée dans le fond du hall d’entrée. Et la pauvre tête pascuane ramenée par Pierre Loti, elle se range dans les « peuplades primitives ». Ne cherchez pas Chan-Chan, toute l’histoire péruvienne dérive de Chavin. C’est ce qu’a décrété le duo pensant du Musée, feu Paul Rivet, et son fidèle disciple Jacques Soustelle.
Alors que la science officielle refuse d’accorder aux civilisations précolombiennes la moindre ancienneté, elle fait inexplicablement l’exception pour Chavin. En niant un bon nombre d’évidences, cela arrange tout le monde, coupe court à toute spéculation concernant Tiahuanaco ou Chan-Chan, et maintient en place les théories.
Pour entrer au Musée de l’Homme, il s’agit de montrer patte blanche. Chan-Chan ne jouit pas de ce privilège. Aussi faudra-t-il forcer la porte. Car, ce que vous explique notre cahier spécial, est le fruit de longues années d’effort sur place, et qui plus est, confirmé aujourd’hui par les fouilles d’une équipe américaine. Nous avons prié le Professeur Homet de souligner au passage ces confirmations a posteriori. Mais lorsqu’en ces temps, il sollicitait l’aide du Musée de l’Homme, Paul Rivet lui répondit : « Je suis au regret de vous faire savoir qu’il m’est absolument impossible de vous aider pour votre prochaine expédition, attendu que le Musée de l’Homme n’a pas actuellement de crédits disponibles. J’espère néanmoins, que vous voudrez bien, à votre retour, nous faire connaître le résultat de vos recherches et, également, dans la mesure de vos possibilités, enrichir nos archives photographiques, comme vous l’avez fait déjà si aimablement avant la guerre. » Faut-il ajouter que, par la suite, ce n’est que l’enrichissement des archives qui intéressa le noble organisme, et en aucun cas le résultat des recherches ? Car celles-ci remettaient en question la préséance de la civilisation de Chavin. Cette chronologie classique, nous l’avions d’ailleurs reprise dans notre petit mémento du premier numéro de KADATH. Aujourd’hui, nous la remettons en question, du moins en ce qui concerne Chavin et Chan-Chan. Il ne s’agit pas là d’une erreur de notre part. C’est plutôt un aspect de notre méthode et, je crois, de la dynamique de notre revue : procéder par étapes. C’est de l’archéologie vraie, mais parallèle.


IVAN VERHEYDEN.

Rencontre avec un magicien

KADATH. L’ORTF a diffusé, voici quelques mois, le film tiré du livre d’Erich von Däniken, « Souvenirs du futur ». Dans le débat qui a suivi, vous vous êtes violemment heurté à ceux que le téléspectateur croyait être de votre bord. A tel point que pour certains, votre attitude d’avocat du diable était parfaitement incompréhensible. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ? JACQUES BERGIER. Oui, j’ai fait tout un scandale en me disputant avec Charroux et von Däniken, parce que, selon moi, ils y vont un peu fort ! Remarquez, il y a pire. Ganzo, qui à part ça est un poète et un sculpteur de talent, est venu me voir un jour. Il avait trouvé une civilisation disparue en Forêt de Fontainebleau. Il m’apportait des traces de cette civilisation, dont une plaque en céramique, où étaient gravées les lettres mystiques « W » et « C ». Evidemment, là... Non, je crois que l’attitude de votre revue est la bonne. Car enfin, je veux bien qu’on puisse déplacer de petits objets par la force de la volonté, mais pas déplacer les statues de l’île de Pâques, qui pèsent des dizaines de tonnes. Il y a tout de même la conservation de l’énergie ! A la limite, on ne peut pas avoir plus d’énergie qu’il n’y en a dans le corps humain. Mais surtout, le problème véritable et qui, à mon avis, n’a pas encore été posé, c’est ce que j’appelle le problème des intermédiaires. Autrement dit, moi je veux bien que les statues de l’île de Pâques ou le grand menhir de Locmariaquer aient été mis en place par antigravitation... cela, je veux bien. Mais avant d’arriver à l’antigravitation, il faut passer par des étapes : l’électricité, la machine à vapeur, etc., peut-être considérées d’une façon tout à tait différente, mais néanmoins analogue.
Or, on ne trouve pas de machine à laver fossile, ni de locomotive fossile, rien !

K. Précisément, à propos de machines à laver, vous parlez dans « Le livre de l’inexplicable » de l’objet de Coso. Ne pourrait-il s’agir d’une forme de « machine à laver fossile », disons un résidu technique ?

J.B. Certainement ! Mais un résidu technique de qui ? L’objet de Coso a l’air d’être un générateur électromagnétique, vieux de 75.000 ans. Mais on n’arrive pas à cela sans intermédiaire... De plus, il a été découvert dans un coin où on a fouillé pas mal dans les débris « techniques » : à l’époque de cet objet, les gens n’ont pas le feu, ils ont tout juste des outils de silex. Une fois de plus, les intermédiaires manquent. Alors, évidemment, on peut proposer, comme je l’ai fait dans « Les extra-terrestres dans l’histoire », que ces objets — qui sont en nombre limité : la machine d’Anticythère, l’objet de Coso, etc. —, ont été apportés à travers l’espace, ou même à travers le temps. Seulement, si vous voulez, c’est de la mythologie de science-fiction ou de bande dessinée ; c’est remplacer une mythologie par une autre. L’hypothèse n’est pas toujours très convaincante. Il me paraît difficile de croire que si des extraterrestres nous ont visités, on n’ait pas observé leurs instruments ou quelque chose d’analogue, maintenant que nous sommes dans le cosmos.
Vous me direz qu’il y a des alignements sur la lune, dont vous parlez dans votre numéro deux, qui sont réellement curieux. Ça ne résout tout de même pas en masse le problème terrestre. Prenez les gigantesques dalles de Baalbeck. Elles ont été découpées, il y a des traces de scie. Si c’étaient des extraterrestres, ils l’auraient au moins découpée au laser ou au chalumeau atomique !... A mon avis, il faudrait en archéologie — ce que je ne prétends pas être —, un Pasteur ou un Darwin. Il nous faut une hypothèse réellement folle, comme l’évolution des espèces ou la transmission des maladies par des microbes.

K. Nous publions des extraits d’anciens textes sacrés. Vous les connaissez, bien sûr, mais pensez-vous que l’étude des livres dits « mythiques » peut fournir d’autres renseignements ?

J.B. Sûrement. Tenez, il y a un livre maudit qui vient de paraître et dont je croyais moi-même qu’il était mythique. C’est le « Livre des trois imposteurs », les soi-disant imposteurs étant Mahomet, Moïse et Jésus. Le livre en question, il y a à peu près trois cents personnes qui ont été brûlées depuis le XIVe siècle, pour l’avoir possédé. Même Sprague de Camp avait dit qu’il était mythique et je n’en avais pas parlé dans « Les livres maudits ». Eh bien, les Russes en ont retrouvé un exemplaire, des étrangers l’ont racheté tout de suite et en ont publié des reproductions. Ce qui démontre une fois de plus que tous les mythes ne sont pas des mythes. Prenez le Nécronomicon, par exemple. C’est une production romancée d’El Alach, qui a été mis à mort par les musulmans au IXe siècle, pour « communications avec le dehors » : c’est dans les attendus. Alhazred est inventé par Lovecraft, mais El Alach, sur qui Alhazred a été copié, est authentique... L’Ecole Centrale de Paris me propose de mettre des fonds à ma disposition, sous forme d’heures d’ordinateur, afin d’y introduire toutes ces choses là et de voir s’il n’y a pas de correspondances. Savez-vous, par exemple, que j’ai trouvé dans un livre italien sur les Etrusques, paru bien après la mort de Lovecraft, le nom de Cthulhu, un de ses Grands Anciens. Or, cela avait été découvert en 1942, et jamais signalé avant. Il serait vraiment intéressant de reprendre tout cela par ordinateur. Il serait intéressant aussi que les gens ne gardent pas indéfiniment leurs secrets. D’autant plus que, trop souvent, il me semble que ce sont des secrets primaires. Prenez la quête du Graal: à mon avis, il est absurde de rechercher un Graal matériel qu’on puisse tenir entre ses mains. Il s’agit plutôt d’une force, d’une atmosphère, d’une idée. Remarquez, les Allemands l’ont fait. Pendant l’occupation, ils ont retourné les Pyrénées à la recherche du Graal. Ceci étant dit, il y a certainement quelque chose dans l’idée même, il y a par exemple l’Ordre du Graal, qui est quelque part, qui conserve un certain ordre des choses, et dont on parle de temps en temps...

K. Parlant d’une autre difficulté pour obtenir des renseignements, comment faites-vous pour vérifier les informations en provenance des pays communistes ?

J.B. Je reçois constamment des trucs des Soviétiques, et ce qui est bien, c’est qu’ils restent malgré tout prudents et n’inventent pas trop de choses. Ce qui est plus difficile, c’est d’établir des contacts avec les Chinois, car ils ont une pensée absolument différente. Ils ont digéré le marxisme, ils en ont sorti une espèce de néo-religion absolument incompréhensible. Mais là, il existe des choses très curieuses. Par exemple, je leur ai posé une question qui m’intrigue beaucoup, pourquoi est-ce nous qui avons inventé le magnétomètre, la machine à vapeur ou les avions, et pas eux, puisqu’ils avaient tous les éléments en main. Ils avaient des expériences de laboratoire et tout, et puis brusquement, ils ont cessé d’inventer le progrès technologique. En un siècle ou deux, c’était fini, alors qu’avant cela, ils avaient des séismographes, des boussoles magnétiques, l’imprimerie, les fusées. On a des traces de tout cela, des masses de volumes à l’Unesco, y compris des points où ils étaient en avance sur nous : le miroir magique qui transmettait des images d’un coin à l’autre, l’alchimie (ils fabriquaient des bronzes d’aluminium), et puis plus rien... Alors, la thèse officielle, celle de Needham, est une thèse marxiste. Il prétend que, parce qu’en Chine il n’y avait pas de prolétariat à proprement parler, il n’y avait pas de lutte de classes, donc pas de moteur de progrès. Bon, moi je veux bien. Mais quand j’en ai parlé à des Chinois, ils m’ont répondu : « C’est un imbécile érudit. La réalité, c’est que les liens avec les Immortels ont été coupés ». Alors je leur ai demandé si on ne peut en savoir plus. « Oh ! nous allons publier », disent-ils. Ils ont peut-être publié, mais on ne reçoit rien ! De même, ils ont déclaré à un moment donné avoir identifié des inscriptions dans le roc, représentant des engins volants qui dateraient de 43.000 ans. J’espérais les voir avec nous à une conférence internationale de savants en mai 70 à New York, mais au dernier moment, on a reçu une belle lettre sur parchemin, disant que, comme on avait invité les délégués de Formose, ils ne viendraient pas.

K. Revenons à nos propos du début. Parmi les « hypothèses folles » que vous avancez, il y a celle d’une civilisation de « plasmoïdes ».

J.B. Oui, mais ce seraient aussi des extraterrestres. Evidemment, il y a tout de même la possibilité difficilement concevable, d’une civilisation tellement différente, qu’on en retrouve des objets sans savoir ce que c’est.

K. Pourrait-il y avoir une civilisation tellement différente, que nous ne réussirions jamais à en trouver de traces ?

J.B. Il est extrêmement difficile de concevoir quelque chose qui ne laisse aucune trace, étant donné la finesse de nos moyens d’investigation. Vous savez qu’on mesure la vitesse du vent d’il y a 30.000 ans, par les variations dans les isotopes d’oxygène. Alors, que dire d’une centrale de cent mégawatts, même si elle utilisait des énergies cosmiques ? J’ai un grand ami, qui s’appelle François Bordes, et est un paléontologue extrêmement distingué, mais aussi un grand auteur de sciencefiction, sous le pseudonyme de Francis Carsac.
Bordes n’est pas du tout d’accord avec mes idées, et il m’a envoyé l’autre jour un travail qu’il avait fait publier dans « La revue du Quaternaire ». Il a retrouvé en Dordogne des traces de campements d’il y a 20.000 ans, avec les trous des piquets de tente. Et il m’a dit : « Si je retrouve des piquets de tente vieux de 20.000 ans, je trouverai bien une locomotive ou une machine à laver ! » Ou alors, il faut en revenir à René Guénon. J’ai fait récemment un effort d’impartialité pour évaluer Guénon. Il m’avait beaucoup irrité par son racisme, par son insolence, par sa façon de dire : « je n’ai pas à donner de références, c’est moi, l’initié, qui parle », ce qui est toujours extrêmement gênant.
Je n’aime pas les gens qui ne donnent pas de références. Mais malgré tout, j’ai relu à peu près tout Guénon. Eh bien, il y a là des choses curieuses, et en particulier la référence constante au fait que la géographie de la terre ne serait pas totalement connue, qu’il y aurait une géographie sacrée, et des pays, voire même des continents autres que ceux que nous connaissons. Il a une autre idée qui paraît très intéressante, c’est celle de la « cristallisation ». C’est-à-dire que, selon lui, les lois naturelles ont changé, dans un passé très récent, mettons cent mille ans. Et plus on remonte vers le passé, plus la nature est malléable et obéirait à la simple volonté humaine. Eh bien, rien que ça expliquerait pas mal de choses, des monuments géants et ainsi de suite. Il a peut-être vingt ou trente idées folles comme ça, qui mériteraient d’être réexaminées de sang-froid. Personnellement, je n’y crois pas. Mais Guénon, c’est un point de vue qui mériterait d’être décrit dans KADATH en tant qu’hypothèse folle, à condition de bien dire que cela n’engage pas la rédaction.

K. Certains articles de KADATH vous ont-ils déjà rappelé l’une ou l’autre de ces « hypothèses folles» ?

J.B. Oui. Prenez, par exemple, dans le numéro deux, ces sites de Mohenjo-Daro et l’île de Pâques, qui sont séparés par une trop grande distance pour que l’alphabet ait pu être communiqué. Je réponds : Oui..., par des moyens naturels ! Mais s’ils étaient télépathes ? Car cela peut aller assez loin. Imaginez un chamane de Sibérie, dans son climat glacé, qui communique par télépathie avec un sorcier de l’Amazonie, et qui voit autour de lui un monde abondant, avec de beaux fruits partout, le soleil luisant et de la végétation luxuriante. Il invente le paradis... Pendant ce temps-là, l’autre qui a une  vision de ces terrains glacés, il invente l’enfer. Cela mériterait d’être exploré. Voir, par exemple, s’il y a une correspondance sérieuse entre les hiéroglyphes de l’île de Pâques et ceux de Mohenjo-Daro, et si oui, émettre cette hypothèse. Ce serait de la télépathie, non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps, puisqu’il y a une différence de combien de siècles ? Mais là, au moins, ce serait une hypothèse ouverte. Je le répète : si on ne fait pas une percée en partant des idées réellement folles, eh bien, on restera indéfiniment où on est. J’ai l’impression que la science officielle va un jour avoir un coup dur, et sera obligée de faire une révision déchirante de ce qu’on croit savoir, car sinon, on ne s’en tirera jamais.

K. C’est votre conclusion ?

J.B. Oui. Je dirige actuellement, chez Albin Michel, deux collections. L’une, intitulée « Les chemins de l’impossible », marche très bien. L’autre est une collection scientifique, « Science parlante », et ça n’a pas pris du tout. Le public a l’air d’être indifférent, sinon hostile, envers la science. C’est un phénomène général, et je me demande s’il n’est pas explicable par l’attitude insolente que prend la science. Après tout, les savants sont des fonctionnaires payés par le contribuable, et quand on leur pose une question sur quelque chose qui intéresse le public : les civilisations disparues, les extraterrestres ou autre chose, ils traitent les gens d’imbéciles et répondent par des injures. Alors, j’ai l’impression que le public le leur rend bien...


(propos recueillis par I. Verheyden et P. Ferryn)

Last edited by LouSomPauII (02-07-2011 03:42:14)

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