Charles Lucieto - Les compagnons du désespoir N° 6


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Les coulisses de l’espionnage international

Les merveilleux exploits de James Nobody
Charles Lucieto - Les compagnons du désespoir N° 6


Où James Nobody entre en scène.

En toute autre circonstance, le colonel Arthur Bromley, chef de l’ « Intelligence Service » à l’armée britannique d’occupation en territoire rhénan, se fût peut-être indigné qu’on eût chargé un autre que lui de l’enquête relative au mystérieux assassinat de Paul Schmidt, mais la notoriété de James Nobody était telle, et sa réputation d’infaillibilité si bien établie, qu’il ne put que s’incliner quand on lui notifia cette décision.
Qu’eût-il pu faire ou dire, d’ailleurs ?
Encore qu’on ne pût rien leur reprocher car, comme d’habitude, ils avaient fait tout leur devoir, ses agents ne s’étaient-ils pas montres d’une insuffisance lamentable en cette affaire ?
Et lui-même, si habile pourtant, n’avait-il pas été contraint de déclarer au général sir Lewis Stanley, son chef direct, que, à moins d’un miracle, jamais il ne découvrirait l’auteur de cet assassinat, tellement ce dernier avait agi avec adresse.
Or, de l’avis de tous, — et cela, dans l’intérêt même des troupes d’occupation, — il était impossible qu’un tel crime demeurât impuni.
Pacifiste notoire, affilié au parti social-démocrate, dont il était l’un des militants les plus en vue, Paul Schmidt faisait partie de cette infime minorité de citoyens allemands qui, considérant le militarisme comme une plaie et la guerre comme une calamité, avait juré d’abolir ces deux fléaux.
Fidèle à son serment, il saisissait avec empressement toutes les occasions qui s’offraient à lui de proclamer la haine que lui inspiraient les tenants du super-nationalisme que sont les « Compagnons du Désespoir » et qui, comme Hitler, Seldte et Düsterberg, n’ont d’autre idée en tête que d’obtenir par une nouvelle guerre, l’abolition pure et simple du traité de Versailles, C’est dire que les sociétés secrètes qui pullulent en Allemagne, n’avaient pas d’adversaire plus acharné ni plus déterminé que lui.
C’est en vain que, inquiètes à juste titre, certaines personnalités du corps britannique d’occupation avec lesquelles il était en relations directes et constantes, lui avaient recommandé la prudence.
Il n’avait tenu aucun compte de leurs conseils et, soutenu par une foi ardente animée d’un courage indomptable, il avait poursuivi à travers le pays, la campagne entreprise, par lui contre les dirigeants du Stahlhelm, qu’il tenait pour personnellement responsables de l’intoxication des cerveaux en Allemagne.
II fit mieux encore...



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