Georges Vacher de Lapouge - L'Aryen


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Georges Vacher de Lapouge - L'Aryen Son rôle social

Cours libre de science politique Professé à l'université de Montpellier
(1889-1890)


Le combat de Vacher de Lapouge contre les Juifs diffère du combat des nationalistes :
Le seul concurrent dangereux de l'Aryen, dans le présent, c'est le Juif. La question juive ne se pose cependant pas à mes yeux de la même façon qu'à ceux des antijuifs, et de Drumont en particulier, si nous prenons l'affaire du côté français. Pour Drumont et ses amis, l'Aryen c'est l'indigène, le Français de nation, c'est-à-dire en fait le brachycéphale plus ou moins pur ou mélangé d'Europœus, résultat des longues sélections du passé. Par la Révolution le brachycéphale a conquis le pouvoir, et par une évolution démocratique ce pouvoir tend à se concentrer, en théorie, dans les classes inférieures, les plus brachycéphales. L'antisémitisme politique a pour but de conserver l'œuvre de la Révolution, et d'empêcher le passage du pouvoir entre les mains des Juifs, et plus généralement des étrangers. Sur cet antisémitisme politique se greffe l'antisémitisme économique, forme du protectionnisme, et l'antisémitisme religieux, forme du cléricalisme.
L'Aryen tel que je l'ai défini est tout autre, c'est l’Europœus, une race qui a fait la grandeur de la France, et qui est aujourd'hui rare chez nous et presque éteinte. C'est une race, non pas un peuple, et les peuples qui s'y rattachent, Anglais, Hollandais, Américains sont des étrangers, et plutôt des ennemis pour nous. La question telle que je la comprends est donc surtout de savoir qui, des Anglais et des Américains ou des Juifs, possède le plus de chances dans la lutte pour l'existence. Dans ces conditions nous autres Français sommes intéressés dans la question comme le lièvre dont on discute la sauce, et notre sauce à venir peut être juive, sans que le succès définitif des Aryens soit compromis.
Le problème ainsi posé comporte une explication qu'il ne faut pas différer. Si Europœus est bien une race zoologique, les Juifs sont plutôt une race ethnographique, et par suite le problème n'est pas identique en théorie à celui de la concurrence d'Europœus et d'Asiaticus, par exemple, ou d'Europœus et du brachycéphale Alpinus. En pratique cela n'a pas une grande portée. Si les Juifs sont une race factice, ils ont été poussés par leur mode d'existence à un degré d'unité psychique égal à celui des races zoologiques les mieux déterminées, et si l'incohérence zoologique se reflète dans la psychologie du Juif, cette instabilité même est une caractéristique de leur psychologie.

Vacher de Lapouge considère que l’antisémitisme chrétien est un phénomène mineur par rapport à un antisémitisme laïc, qui est bien plus ancien et plus conforme à la Raison :
La nation juive contemporaine est le meilleur exemple de convergence psychique : l'indice varie de 77 en Algérie à 83 en Pologne, les Juifs sont blonds, les Juifs sont bruns, mais partout ils sont les mêmes, arrogants dans le succès, serviles dans le revers, cauteleux, filous au possible, grands amasseurs d'argent, d'une intelligence remarquable, et cependant impuissants à créer. Aussi dans tous les temps ont-ils été odieux, et accablés de persécutions qu'ils ont toujours mises sur le compte de leur religion, mais qu'ils semblent avoir méritées par leur mauvaise foi, leur cupidité et leur esprit de domination. Si l'on réfléchit que l'antisémitisme est bien antérieur au christianisme, qu'il remonte au moins au XVème siècle avant notre ère, il est difficile de voir dans le supplice du Christ la cause unique de la haine dont ils ont été poursuivis par les chrétiens.

Pour la conquête du monde par les races supérieures, le Juif est l’ennemi de l’Aryen. Le catholicisme et la démocratie libérale sont les alliés des Juifs. Le seul obstacle sérieux à la domination juive est le socialisme.
Tel qu'il est, avec ses défauts balancés au point de vue de ses destinés futures par de hautes qualités intellectuelles et un vif esprit de race, le Juif apparaît bien comme un concurrent sérieux de l'Aryen dans la conquête du monde. Il ne faut pas cependant se faire d'illusions sur l'étendue de ses chances limitées dans l'espace et le temps. (...) Le caractère ubiquiste de la nation juive, unique et partout présente, lui permet de se superposer aux multiples nations de race inférieure, et de constituer au-dessus d'elles une puissante unité gouvernante. Les Juifs peuvent devenir pour la moitié de l'Europe ce que sont les Anglais dans l'Inde. La conquête de la France, plus facile en raison de la constitution du pays et de l'absence d'aristocratie organisée, se poursuit en ce moment sous nos yeux. Avoir fait cette conquête sans bruit, sans bataille, sans répandre une goutte de sang, l'avoir faite sans autres armes que les millions des Français et les lois du pays, cet exploit est plus merveilleux que ceux d'Alexandre et de César. (...) Les peuples catholiques ont si bien conscience de la cause de leur déchéance (…) qu'ils sont disposés à tout souffrir des Juifs. Plutôt que de reprendre le joug de l'Église, ils accepteront la domination nouvelle, si pleine d'inconnu qu'elle soit. (...)
A mesure que le régime ploutocratique - si mal appelé démocratique - se développera en Europe, on peut donc s'attendre à voir se développer une puissante féodalité juive, maîtresse du sol, des usines et du capital, profondément séparée du peuple par la religion, la race et l'orgueil. Le seul écueil sur lequel puisse se briser la destinée de la nation juive serait celui du socialisme, mais de longtemps ce danger n'est plus à craindre. Beaucoup de socialistes estiment que le mouvement de concentration des richesses entre les mains des Juifs doit être favorisé par tous les moyens. C'est le procédé le plus sûr et le plus doux de parvenir à la nationalisation des moyens de production. Il suffira de frapper une classe peu nombreuse, étrangère et détestée. Au sein du parti ouvrier j'ai moi-même propagé cette idée. Le raisonnement n'était pas mauvais, mais les Juifs l'ont fait aussi et se gardent. Il n'y a pas de révolution socialiste possible tant que dureront les formidables armées d'aujourd'hui, dont la fonction, il faut bien le dire, est plutôt de maintenir le régime ploutocratique contre les tentatives de révolution intérieure que de défendre chaque pays contre son voisin. Il suffirait donc aux Juifs de se réserver les charges de judicature et les hauts emplois militaires pour maintenir leurs sujets dans la soumission, comme les Français font en Indo-Chine et les Anglais dans l'Inde.
Je crois que la domination juive ne sera pas plus douce que le fut celle des Carthaginois. Le sang est au fond le même, la psychologie la même. On voit trop le Juif obséquieux qui demande, on oublie le Juif arrogant qui commande. Il y a chez cet être, à double face, de la femme qui ruse et caresse pour corrompre, du prêtre hautain et dominateur. Si les Juifs fournissent très peu de criminels de sang, et une proportion si forte de voleurs, de faussaires et d'escrocs, ils sont plus vindicatifs que doux, et ce qu'ils craignent c'est le gendarme et le juge. Depuis la Commune, une seule fois le peuple et l'armée se sont trouvés aux prises. C'était à Fourmies, et un Juif fit ouvrir le feu. Je crois que la répression des tentatives des ouvriers, des paysans aussi que l'oppression pousserait à l'émeute, serait souvent terrible, dans un but exemplaire. Un feu en rafale couchant des centaines de cadavres à terre en trente secondes calmerait les esprits très au loin. Et si l'armée nationale, bien que très disciplinée, encadrée de chefs juifs ou dévoués entièrement au régime de la ploutocratie juive, laissait cependant à désirer, il serait aisé de faire faire les plus dures besognes par les régiments jaunes ou noirs, dont la base de recrutement serait assurée par les vastes colonies apportées par la France et l'Allemagne.

Stratégies de la guerre des Juifs contre les Aryens :
Est-il probable que les Juifs aillent plus loin, parviennent à se substituer à la population indigène éliminée par la misère ou autrement ? Je ne le crois pas. Le Juif est de nature incapable de travail productif. Il est courtier, spéculateur, il n'est pas ouvrier, pas agriculteur. Organisé pour s'emparer habilement du fruit du travail d'autrui, le Juif ne peut exister sans une population bien plus nombreuse d'inférieurs qui sèment, récoltent, tissent et construisent pour lui. S'il n'est pas la première aristocratie du monde, il est certainement la mieux adaptée à la vie parasitaire. Prédateur, rien que prédateur, il est un bourgeois, il ne peut, ne veut être qu'un bourgeois.
Le Juif, obéissant à ses aptitudes prodigieuses de spéculateur et d'escroc, traite toute affaire politique comme une spéculation ou une escroquerie. Il ne voit que le résultat immédiat, que l'avantage direct, sans s'inquiéter des répercussions. C'est le parfait opportuniste, jamais il ne se doute que l'avenir est fils du présent, il ne vit que dans et pour le présent. C'est pourquoi sa direction politique n'est pas seulement immorale, mais encore et surtout destructive (...)
Les Aryens n'ont donc pas à se préoccuper de la concurrence des Juifs dans la direction des peuples. Quand même le rêve politique de l'ambition juive viendrait à se réaliser, chose possible en somme dans cette période de l'histoire où l'intérêt économique est seul pris en considération, le désordre et l'anarchie mettraient promptement à la discrétion des peuples guerriers de race blonde les États qui auraient accepté la domination sémitique. Si grandes que soient les forces des peuples soumis à sa direction, le Juif se chargera lui-même de les désorganiser, de les détruire, et de faire partie belle à ses adversaires.


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Préface

Ce volume reproduit la sténographie de mon cours de 1889-90. J'ai passé près de deux ans à le transcrire et le documenter, remplaçant d'une manière constante les références du manuscrit par les plus récentes. Si grande que soit la masse des matériaux nouveaux, je n'ai eu presque rien à changer au fond ni à la forme. J'ai seulement adouci l'emphase oratoire de certains passages. Ce qui impressionne le plus au cours gagne quelquefois à être écrit autrement.
Les obstacles apportés à la diffusion de mes idées n'auront servi qu'à les faire venir au jour avec des preuves plus complètes à l'appui. De ces idées, beaucoup ont paru, quand je les émettais en chaire, des boutades d'un esprit paradoxal. Il a fallu peu d'années pour que la plupart se trouvassent vérifiées par la marche des événements, qui se précipitent avec une rapidité foudroyante, substituant un monde nouveau à· celui de notre jeunesse. Plus d'une page paraîtra écrite sous la pression de faits récents, qui fut simplement arrachée à un mémoire antérieur, lue et commentée au cours. L'avenir, et plus prochain qu'on ne pense, se chargera de vérifier d'autres thèses hardies et de réaliser d'autres prévisions, trop contraires à l'état de choses, actuel mais croulant, pour être acceptées autrement que comme des paradoxes par des gens nourris du passé.
Si j'ai le temps de le faire, je publierai encore le cours de 1890-91, Le Sémite, son rôle social. Je me demande cependant si, au bout de dix ans, il n'est pas meilleur de récrire que de rajuster un livre. Cela, en tout cas, est plus court. .l'ai d'ailleurs autre chose à publier d'abord : le progrès de l'âge et des infirmités me presse. Je voudrais pouvoir faire pour l'éthique sélectionniste ce que j'ai fait pour la politique. Un premier volume, Contre la morale, attend déjà depuis Cinq ans. Il comprend l'étude historique et critique des prescrits et des prohibitions des diverses morales ; il paraîtra bientôt. Le second, La plus grande conscience, contiendra l'exposé des prescriptions de la morale sélectionniste.
Comme celui des Sélections, l'esprit du présent livre est moniste et sélectionniste. Le lecteur pourra retenir les faits sans retenir la doctrine, c'est à lui d'en juger comme il lui conviendra. Je dois d'ailleurs faire remarquer combien les idées sélectionnistes ont fait de progrès, même en France, depuis la publication des Sélections. En Amérique, on est passé déjà aux applications. Chez nous, on va moins vite, mais on commence à s'émouvoir. Ceux qui parlent d' Homo Alpinus et de sélections sociales ne comprennent pas tous ni toujours ce qu'ils disent, mais ils sentent que de ce côté peut se trouver la solution des inquiétants problèmes de l'heure présente.
Le trouble des idées est profond. La faillite de la Révolution est éclatante. La ploutocratie laisse tomber son masque démocratique, et on se demande si la démocratie est possible. Sous le nom de République, l'Empire continue, et l'on se demande si les formes politiques valent contre le tempérament des peuples. Le conflit des races commence ouvertement, dans les nations et entre les nations, et l'on se demande si les idées de fraternité, d'égalité des hommes n'allaient point contre des lois de nature; On commence à se douter que les sentiments ont juste une valeur sentimentale, que l'évolution des peuples est régie par des lois inflexibles.
Un grand changement s'annonce et ce n'est pas le cours de Rhétorique sociale du Collège de France qui rendra leur force aux idées du Contrat social et de l'Encyclopédie. Demain, il y aura deux camps en présence : celui des écoles métaphysiques, religieuses ou anticléricales, et celui des écoles scientifiques, dont le sélectionnisme est pour le moment l'expression bien imparfaite encore, mais la plus adéquate.
La science sociale s'intègre. Elle naît par morceaux, comme toute science. Elle est loin d'être au point où l'on pourra en faire la philosophie. Qui oserait faire la philosophie de la chimie, science déjà plus parfaite et centenaire? On ose pourtant faire de la sociologie, c'est-à-dire de la philosophie de la science sociale, mais on commence à avoir honte de l'oser, comme on aurait honte de parler aujourd'hui d'alchimie. Il est trop tôt, et surtout trop tard. La phase métaphysique est finie, les fantaisies ne sont plus de mise. L'économique avance, l'histoire comparée des institutions progresse, l'anthropologie appliquée commence à jeter un peu de lumière sur les causes naturelles des échecs politiques des deux derniers siècles.
C'est de ce côté que doivent porter les efforts. Après l'économique, l'anthropologie est venue resserrer le cercle qui étreint la prétendue liberté humaine : nous sommes loin du temps de Rousseau ! Par ces sciences nous apprenons au moins ce qui est impossible. Cela nous force à limiter nos ambitions et nous donnera sans doute plus tard le moyen de réaliser le possible. Il est inutile de se heurter avec obstination aux lois naturelles. Vouloir les supprimer est une pensée d'enfant, mais les connaître est apprendre à les réaliser. L'art politique viendra de la science.
En vain l'on pourra multiplier les chaires et les sophistes pour la défense des préjugés de l'autre siècle. Le passé est passé, ce qui est mort est mort. La politique sentimentale idéaliste du christianisme a vécu. Aux fictions de Justice, d'Egalité, de Fraternité, la politique scientifique préfère la réalité des Forces, des Lois, des Races, de l'Evolution. Malheur aux peuples qui s'attarderont dans les rêves!
En vain l'on essaie d'entraver les recherches qui tendent à découvrir les lois scientifiques de l'évolution sociale. Les ouvriers sont à l’œuvre, sur tout le globe, et nul, qu'il soit homme ou coterie, n'a la main si longue qu'elle puisse s'abattre sur tous. On peut détruire ou laisser détruire des documents scientifiques, fermer un cours, empêcher la publication d'un livre, supprimer au besoin un savant, on ne supprime pas la science.

Rennes, La Chapelle-Boby, 20 août 1898.

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