Luis Razzolini - Seineldín El gran patriota


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Luis Razzolini - Seineldín
El gran patriota


Mohamed Alí Seineldín
Sintesis del proyecto mundialista nuevo orden para ser impuesto en las naciones iberoamericanas
Ensayo realizado en colaboracion con un groupo de oficiales y suboficiales que se encuentran procesados por el pronunciamento militar del 03 de diciembre de 1990


Rolento_Seineldin_Mohamed_Ali.jpgLe 2 septembre 2009, à Buenos Aires, le colonel Seineldín, cadre de réserve de l’armée argentine, est décédé à l'âge de soixante-quinze ans après une vie militaire et politique bien remplie. Cette disparition inattendue a fait la une de tous les quotidien sud-américain et les obsèques de ce héros de la guerre des Malouines ont réunies une foule dense où les anciens combattants côtoyaient les militants péronistes et les activistes de l’extrême gauche marxiste léniniste. Totalement inconnu en Europe, Mohamed Alí Seineldín était considéré, en Amérique, latine à la fois comme une des sources d’inspiration d'Hugo Chavez dans les années 1980-1990 et comme l’incarnation la plus pure du nationalisme argentin.

Arabe libanais d’origine, chiite de naissance, Seineldin s’était converti au catholicisme durant son adolescence. Il avait fait alors le choix de ne pas christianiser ses prénoms par respect pour ses parents. En 1957, à vingt-quatre ans, à l’issue de ses études, il choisit la carrière militaire. Officier sans histoire, il ne se caractérisa pendant longtemps que par sa foi religieuse vive et par ses conviction péronistes affichées.

Après le retour d’exil du général Peron et de son épouse, en 1973, il fut des militaires qui eurent la difficile tache de réduire la guérilla trotskiste qui s’était développée dans la province de Tucuman, ce qu’il fit d’une manière « propre », sans massacres ni tortures. Le coup d'État de mars 1976, lors duquel une junte de généraux renversa la présidente Isabelle Peron, mit un terme à sa carrière : considéré, à juste titre, comme un péroniste, il n’eut plus aucun avancement et fut cantonné dans des garnisons obscures au fin fond de la Patagonie. Ce positionnement géographique eut comme conséquence qu’il fut un des officier envoyés occuper les îles Malouines en mai 1982. Lors de la contre-offensive britanniques de juin, il organisa avec brio la résistance des troupes argentines, se couvrit de gloire et acquis soudain une notoriété importante qu’il consolida par des déclarations nationalistes répétées. Nommé, deux ans plus tard, à Panama comme attaché militaire à l’ambassade d’Argentine, il apporta une aide importante au général Noriega quand celui-ci déclara « l’état de guerre » envers les Etats-Unis. Faisant cela contre l’avis de son gouvernement, il fut démis de son poste et rappelé à Buenos Aires. Il y trouva les officiers et les sous-officiers en ébullition car soumis à des enquêtes et des procès humiliants pour la manière dont ils avaient réduit les tentatives d’insurrection de l’extrême gauche dans la seconde partie des années 1970. Alors que rien ne lui était reproché et qu’aucune charge ne pesait contre lui, Mohamed Alí Seineldín, déclarant qu’il était inacceptable que ceux qui n’avaient fait qu’obéir aux ordres soit poursuivis et sanctionnés, devint le porte parole de la contestation militaire. A la tête des carapintadas, il organisa deux coups d'État, en 1988 et 1990, qui échouèrent mais qui eurent comme conséquence qu’une loi d’amnistie fut votée.

Emprisonné, Seineldin fut d’abord condamné à mort. Après une intervention du pape Jean Paul II, il fut rejugé, en 1991, et condamné à la prison à vie. De sa geôle, il adressa alors de manière régulière à ces concitoyens des manifestes dénonçant l’impérialisme des USA, le Nouvel ordre mondial et la destruction de l’économie Argentine par les multinationales et le FMI. Déjà populaire lors de son incarcération, il devint une véritable icône pour les anciens combattants de la guerre des Malouines, les militaires démobilisés, la jeunesse péronistes et, du fait de son anti-impérialisme, une partie de la gauche radicale. Une organisation politique, le Parti populaire de la reconstruction, fut même crée pour faire la promotion de ses idées et demander sa libération. En mai 2003, après treize années d’emprisonnement, il fut gracié et libéré. Nommé alors président d’honneur du Conseil suprême péroniste – une sorte de conseil des sages qui chapeaute toutes les organisations péronistes existantes – il joua un rôle idéologique non négligeable dans la vie politique argentine tout en s’engageant résolument, malgré son âge, dans de multiples actions caritatives jusqu’à son décès.

Norberto Ceresole, un révolutionnaire argentin

On sait, par de nombreux témoignages, que Mohamed Alí Seineldín et ses carapintadas furent une référence tant idéologique que stratégique pour Hugo Chavez et que c’est à leur exemple qu’il organisa au sein de l’armée vénézuélienne son Movimiento Bolivariano Revolucionario et qu’il tenta ses coup d’États de février et novembre 1992. Ce qu’on sait moins, c’est qu’à l’époque, un même homme conseilla Mohamed Ali Seineldin et Hugo Chavez. Il se nommait Norberto Ceresole. Sa vie, relativement courte (il décéda à 60 ans en 2003), mérite d’être contée, tant elle est symptomatique de l’engagement d’hommes qui, s’ils avaient vécu en Europe, y auraient été des militants de la droite populaire et nationale.

Né en Argentine en 1943, Norberto Ceresole fit de brillantes études en Europe où il fréquenta les groupes de l’extrême droite extraparlementaire et nationale-révolutionnaire. Rentré en Amérique latine, il fut, de 1969 à 1971, le conseiller de Juan Velasco Alvarado, un général nationaliste et populiste, très anti-américain, qui par un coup d’État heureux avait prit le pouvoir au Pérou. Il devint ensuite, un des dirigeant des Montoneros, un groupe de guérilla péroniste qui joua un rôle central dans le retour au pouvoir du général Peron en octobre 1973. Forcé à l’exil par le coup d’État anti-péroniste de mars 1976, il s’installa en Espagne où il fréquenta les militants de la Phalange authentique (c’est à dire les partisans de Manuel Hedilla qui refusa l’inféodation de la Phalange des JONS au franquisme) tout en publiant de nombreux ouvrages de géopolitique où il prônait une alliance de l’Amérique latine et de l’URSS contre les USA et une défense inconditionnelle de Cuba. Ces livres lui donnèrent une forte audience dans le corps des officiers de plusieurs pays d’Amérique du Sud et, tout naturellement, quand il rentra en Argentine en 1987, il devint le conseiller politique tant des colonel argentins Aldo Rico, Raul de Sagastizabal et Mohamed Alí Seineldín, que des officiers supérieurs vénézuéliens Luis Davila, Manuel Quijada et Hugo Chavez. Son importance fut telle qu’il fut arrêté, et emprisonné quelques temps, en 1995 par les services secrets du Venezuela qui l'accusèrent de préparer un nouveau coup d’État pro-chaviste.

Norberto Ceresole salua la victoire électorale d’Hugo Chavez en 1988 en publiant « Le Caudillo, l’armée et le peuple : le Venezuela du commandant Chavez ». Il fut rapidement invité à occuper un poste officieux dans l’entourage du nouveau président dont il était devenu l’ami (Chavez insista publiquement à plusieurs reprise sur l’amitié qui les liait). Il lui prodigua des conseils de géopolitique et participa à la réorganisation des services secrets du pays. Après quelques années d’un travail discret à Caracas, il rentra en Argentine où il devint cette fois le conseiller d’Adolfo Rodriguez Saa, le leader de l’aile gauche du mouvement péroniste, puis de l’ex-colonel Aldo Rico, un ami de Seineldín et un chef carapintadas, qui tentait de se faire élire gouverneur de la province de Buenos Aires. C’est peu de temps après l’issue décevante de cette campagne électorale que Ceresole décéda prématurément usé par le stress du militant.

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