
Jean Daluces - Le IIIe Reich
Face à la désinformation à laquelle se trouvent confrontés tous ceux qui s'intéressent au IIIe Reich, le "Daluces" est l'outil indispensable pour comprendre les enjeux de l'époque considérée. Cet ouvrage, devenu introuvable depuis une trentaine d'années, a pris valeur de référence pour tous ceux qui refusent de se satisfaire des idées reçues généralement véhiculées au lendemain de la guerre.
Jean Daluces nous présente une synthèse claire et complète de l'histoire du national-socialisme. La matière abordée est somme toute classique et elle a été traitée en de multiples ouvrages, mais Jean Daluces a le grand mérite de mettre en lumière des aspects généralement négligés. Il excelle à nous faire comprendre les points de vue des différents protagonistes, en s'appuyant toujours sur des faits précis et des témoignages indiscutables. Le lecteur peut ainsi accéder à une intelligence complète de la période et découvrir un certain nombre de faits généralement passés sous silence. Qui se souvient ainsi que c'est la France qui a donné, dès avril 1934, le signal du réarmement allemand en renonçant officiellement à tout projet de sécurité collective qui l'aurait obligée à réduire elle-même ses armements ? On a également oublié dans quelles conditions fut réalisé en janvier 1935 le plébiscite de la Sarre et qui se termina sur un triomphe pour l'Allemagne. Certaines déclarations révèlent le degré de sottise et d'aveuglement de nos gouvernants de l'époque. Ainsi, Léon Blum qui, en novembre 1932, prophétise que "Hitler est à jamais écarté de l'espérance même du pouvoir", deux mois avant l'entrée de l'intéressé à la Chancellerie...
Mieux que tout autre historien, Jean Daluces a su distinguer quels étaient les ressorts principaux de la lame de fond brune. Un phénomène bien étranger aux caricatures qu'en proposent alors ses adversaires. L'auteur propose la synthèse la plus complète existant à ce jour sur ce qui a tait l'originalité de l'Allemagne national-socialiste et il explique la fascination qu'elle exerça alors sur bon nombre de jeunes Européens, de Robert Brasillach, l'intellectuel de droite séduit par le "fascisme immense et rouge" à Marc Augier, le futur Saint-Loup, l'un des responsables des Auberges de jeunesse socialistes, lui aussi, entendait "aller au devant de la vie".
Bref, le "Daluces" est sans conteste l'ouvrage indispensable pour comprendre ce que fut le phénomène hitlérien qui fit trembler l'Europe et le monde. Une lecture utile et enrichissante.
Avant-propos
Une partie de nos erreurs vient du défaut de lumière, mais une plus grande encore des fausses lumières qu'on nous propose.
Vauvenargues
Peu de sujets auxquels puisse s'appliquer mieux qu'à celui qui nous occupe ici la réflexion de Vauvenargues. Non seulement le lecteur français est, généralement, fort peu informé sur les problèmes allemands et spécialement sur ceux de l'Allemagne hitlérienne, mais ce peu est le plus souvent systématiquement partisan ou hostile. Je ne pense pas seulement, en écrivant cela, à la floraison de carnets secrets, documents sensationnels, etc., qui ont vu le jour depuis quelques années et qui sont à l'Histoire ce qu'est la caricature au portrait, mais aussi à toute cette littérature officielle ou officieuse qui porte, unanime, sur le Troisième Reich, sur Hitler et le national-socialisme des jugements sommaires et définitifs. En France, par exemple, il n'est pas un historien (ou se disant tel) qui ne reprenne à son compte - avec tout le courage qu'il faut pour enfoncer des portes ouvertes - les attendus du Tribunal de Nuremberg. Mais depuis quand l'Histoire est-elle un tribunal et l'historien un juge ? Passe encore pour nous qui ne saurions, à ce qu'on dit, être sans passions. Mais croit-on que le "jugement sévère de la postérité" dont parle Fichte ratifie celui de Nuremberg ? A-t-on oublié que l'Europe entière (la France comprise) n'a appelé Napoléon, de l8l4 à 1820, que "le tyran sanglant", "le monstre", etc. ?
"L'Histoire vraie, note Hugo dans la préface du W. Shakespeare, manquera de complaisance." C'est vrai : mais s'il y a une complaisance dans l'éloge (qui est celle à laquelle je pense), il y a aussi une complaisance dans l'indignation. J'ai cherché avant tout à ne céder ni à l'une ni à l'autre. A ne pas être la dupe, consciemment ou non, de mots, de sentiments ou d'attitudes dans le goût du temps. Ce goût du temps et le déchaînement des passions étant ce qu'ils sont, il est hors de doute que la loyauté à laquelle je me suis efforcé va me mettre en posture d'apparaître comme un défenseur honteux de l'Allemagne ou du national-socialisme. J'en accepte le risque. Si cela devait être, a-t-on oublié qu'il n'est pire criminel auquel on n'accorde un défenseur, qu'il n'est pas forcément l'avocat du diable ?
Mais cela n'est pas. "L'historien, écrit noblement Bayle, doit oublier qu'il est d'un certain pays, qu'il a été élevé dans une certaine communion... Si on lui demande : d'où êtes-vous ? il faut qu'il réponde : je ne suis ni Français, ni Allemand, ni Anglais, ni Espagnol, je suis un habitant du monde." Cette pensée m'a guidée ici.
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Troisième Reich - PDF
Sunday 28 December 2025







